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Raid dans les Encantats du 21 au 26 février 2012

mardi 27 mars 2012

Nous dépassons Baqueira dont les pistes d’un blanc éclatant nous appellent … pour nous arrêter dans le premier lacet de la route vers le col, cela nous évite une bonne heure de marche. On se prépare tant bien que mal : il fait chaud, le pic nique est copieux, le paysage déjà splendide et l’envie de partir ... heu … on pourrait pas encore monter un peu en camion ?

Bon. Comme tout le monde commence à s’activer, on prend part au mouvement général et on s’y met. Les camions redescendent et nous, on se dirige vers la première difficulté du raid : l’accès à notre terrain de jeu : il s’agit ici d’enjamber la glissière de sécurité, de passer sur une sympathique pente de neige (Non, de soupe. Orientée sud.) assez verticale et de descendre vers le bas du vallon. De quoi éliminer les éléments qui auraient un niveau de ski descente incertain. Mais personne n’est recalé. Mis à part quelques problèmes de fixations un peu lâches : qui a un tournevis cruciforme ? Alex ? Mais il est en bas Alex !! altitude 64 entre sur la liste noire de l’ASPTT. Ras le bol des stagiaires incapables de se servir d’un tournevis. Et tout le monde se retrouve rapidement en bas, avec les mollets déjà éprouvés. Une première montée éprouvante, il fait chaud, Les sacs sont lourds, mais un paysage extra qui contrebalance la douleur de nos corps grippés. Sur la fin, les lignes de niveaux se rapprochent, la nuit tombe et Jean-Claude tente de rattraper la troupe par des raccourcis très ingénieux.... Arrivée à la nuit au refuge de Saboredo, 2300 mètres. Des odeurs de produits illicites mêlées à celle du feu de cheminée … Le refuge sous son mètre de neige, nous semble petit. Comment on va faire rentrer tout le monde là dedans ? Les Toilettes ? Dehors. L’eau courante ? Dehors. Les lits ? Ah quand même. Ouf ! au lieu de la glacière redoutée un superbe poêle en fonte réchauffe l’ambiance. Les Espagnols sont charmants et les discussions vont bon train au sujet de certains tabliers (voir avec Suzanne). Le repas est copieux et la recette est l’objet de débats passionnés ! D’où provient ce goût sucré dans le fromage des pâtes ? Nous nous couchons après observation des étoiles et lavage de dents à la dure. Nous adoptons le rythme rando, coucher tôt, lever tôt...

Le lendemain, départ tant bien que mal, certains ont laissé leurs peaux durant la nuit, d’autre non, mais où sont passés mes crampons ? L’écart se creuse puis se resserre dans la montée vers le Port de la Ratera. Petite pause sac poubelle afin de monter légers au sommet – merci Michel, de nous y avoir fait penser ! Les écolos de la montagne nous auraient pris pour des éboueurs à court de décharge … Nous montons tant bien que mal vers le Tuc de la Ratera, plus haut sommet de notre périple, certes assez impressionnant sur la fin … Nous sommes, sans le savoir, depuis le sommet, en face de la vallée que nous parcourrons au j4 … Vue extra, puis une des meilleurs descentes du séjour : une neige immaculée, la première des nombreuses démonstrations de style par Alex et Philippe … Nous reprenons nos sacs poubelles, pique-niquons au vent et redescendons vers le refuge d’Amitges après la première tentative de thé avortée par Suzanne. Nous finissons par arriver au refuge, idéalement placé face aux vallées extraordinaires des Encantats, nombreux lacs, sommets édentés contrastant avec douces courbes, pins à crochets, soleil généreux, une belle lumière... Refuge d’un autre genre : moins d’intimité. Tout aussi chaleureux, mais attention à ne pas glisser à l’entrée … on trouve des douches, chaudes, un euro de bonheur sans limitation de durée ! Après des séances d’étirement avec Pascal, notre gourou ultra souple, nous passons au repas, on en redemande, on évoque nos anciennes sorties, les centrales nucléaires, les pratiques de la sécu …

Le lendemain, une montée régulière vers le Tuc du Saboredo : nous sommes censés passer au cours de notre ascension sur une plaque que certains voient d’un mauvais œil. D’un accord général, nous dévions notre ascension vers le pic d’Amitges. Une longue crête aux vertus pédagogiques : nous chaussons nos crampons et la parcourons dans une ambiance alpine et conviviale, puis établissons une main courante en dessous du sommet. Qui se révèle étroit pour contenir tout ce beau monde. A la descente, des boules de neige volent. Ceux du haut ont l’avantage … après un pique-nique au col, nous faisons une descente très agréable, dont nous profitons largement puisqu’il est tôt. Arrivés au refuge, séance glande mémorable sur la terrasse dégelée, en face des montagnes : cette fois on parvient à faire chauffer l’eau du thé, on s’amène des oreillers, on lit, parle, refait les sorties précédentes.. On joue aux échecs, aux cartes et on essaie de se trouver un itinéraire plus court pour le jour 4. On a le choix entre monter plus et marcher moins, ou marcher plus et monter moins...

Elie

J4 : Départ aux aurores sous le soleil vers le refuge Ventosa , pour la plus longue journée de notre parcours . Certains sont inquiets… Retour tout d’abord au col de la Ratera en passant par une traversée avalancheuse. La tension est à son comble… Une fois au col, première descente de la journée sur une neige croûteuse et dégueulasse, puis traversée du lac d’Obago (gelé). On remet les peaux, sous un soleil de plomb, pour remonter au port de Colomers. Mais pause pique-nique avant le col les troupes ont besoin d’une transfusion… En début d’après-midi, dernière ascension au col, repartir le ventre plein est périlleux ! Arrivée au col, bataille de boules de neige, confessions : en effet il semble qu’Elie ait un penchant pour les filles qui rotent !! Enfin longue descente jusqu’à Ventosa , bonne neige . Au refuge, naturisme avec bière, le groupe est fatigué, la douche est froide et glissante. Heureusement bonne nuit de repos et miracle, salade fraîche à 2300m ! Départ le lendemain pour notre dernière étape et troisème sommet, le Montardo. Traversée de multiples lacs gelés, pause avant l’arrivée au sommet pour alléger les sacs, arrivée vertigineuse au sommet (2833m) pour profiter d’une superbe vue, mais certains ont abandonné… Descente difficile entre les rochers et super neige . Pour finir épique descente en portant les sacs poubelles jusqu’au lieu du pique-nique au col d’Oelhacretada. Pique-nique tranquille, les jeunes testent la solidité de la glace du lac pendant que les vieux font la sieste , mais sont réveillés par une avalanche ! Début de la descente… à pied, en effet pas assez de neige pour passer à ski. Mais où est donc passé Jean Claude ??! (encore). Rechaussage des skis un peu plus bas , pour une belle descente jusqu’au refuge de la Restanca (2100m environ) , jeux de carte , bonnes blagues…

M. et Mme Tartinecematin ont une fille, comment s’appelle-t-elle ? Dernier jour, super descente, des arbres, des cailloux, de la croûte regelée, conversions et chasse neige. Premier accident du séjour, il va falloir acheter un casque intégral pour Michel ! Fin de la descente à pied pour certains, méga bataille de boules de neige, victoire écrasante des jeunes. Resto, on traîne dans Vielha , et retour sur Bordeaux pour les au revoir.

En somme séjour génial avec l’ASPTT, bonne cohésion de groupe, beau temps, bonne neige. Un grand merci aux encadrants, Philippe et Alexis, (et Raymond et Jean). On en redemande !

Yoann


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