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Raquettes en vallée d’Ossau – 21 et 22 janvier 2012

mardi 31 janvier 2012

Samedi 8h, tartines beurrées et croissants chauds, l’équipe se retrouve au complet autour d’un petit déjeuner dans la caverne.

Direction Gabas pour le départ. Novices sur ce type de randonnée, nous prenons possession de notre matériel pour le we : Arva, sonde, pelle, crampons, piolet et raquettes...ah oui quand même. Puis distribution du pain, des patates, du fromage et des bûches... ah oui quand même ! Les sacs sont vraiment très lourds, mais nous partons vaillants sur la route qui mène à la cabane magique de Cap de Pount.

Après une chaussée en pente douce verglacée par endroits et un matelas qui pique une tête dans le gave, le terrain blanchit et nous pouvons chausser nos raquettes au lac de Bious. Puis la neige devient plus épaisse, la pente plus forte et nos sacs de sembler plus lourd encore. Nous avançons cependant sûrement dans la petite bruine qui fait rapidement place à de fins nuages laissant transparaître la majesté du paysage d’Ossau qui nous entoure. Même si le pic du Midi se cache, nous nous familiarisons avec les sommets et les empreintes enneigées : un isard, une genette ou une martre - Francis ? Laurent, c’est lequel le Paradis ?

Au stade municipal, pas d’équipe en face. Dommage. Nous arrivons finalement à la cabane à midi douze, quand il commence à faire faim. La vallée nous est réservée, les victuailles sortent des sacs, on partage, on recharge les batteries ... en piste pour notre première formation arva. Tout d’abord chacun de son côté, l’exercice est simple sur le papier : il faut retrouver les ensevelis en suivant l’instrument qui fait bip-bip plus fort quand on est chaud et moins fort quand on refroidi. Mais en réalité, ça ne se passe pas tout à fait comme ça et l’instrument s’avère assez subtil. Ensuite Francis et Laurent réalisent une véritable simulation d’une scène d’accident, et c’est une équipe novice de choc qui retrouve les victimes.

Il est maintenant temps de préparer la veillée : tandis que la fée du logis Nicolas est à la tâche, le reste de l’équipée part à la recherche de bois sec pour tenir le plus chaudement possible la cabane ; puis les uns s’installent, les autres aluminent tout ce qui se présente, d’autres veillent au feu....et enfin le mot magique "apéro !" 19h, cacahuètes et vin chaud, c’est bien ce qu’il faut pour faire le plein pour demain. A table c’est ensuite patates et mont d’or au feu de bois. En dessert bananes fondues au chocolat. Rien que ça. De la cabane isolée s’échappe seulement une petite lueur et la rumeur de la ripaille que quelques isards peuvent entendre au loin.

Cinq tours de dobble plus tard, chacun s’équipe et s’emmitoufle dans son duvet et sombre rapidement dans un sommeil récupérateur. Nicolas ranime plusieurs fois le feu durant la nuit, permettant de garder la température à l’intérieur autour de 0°. Ceci assure aux montagnards un sommeil radieux et profond. Nous nous levons finalement vers 7h, bien reposés. Pendant que les uns plient déjà leurs duvets, les autres profitent de quelques instants supplémentaires au fond de leur lit douillet. Puis nous nous retrouvons tous autour de la table pour un déjeuner copieux.

Contrairement aux prévisions, le ciel est clair et dégagé, et nous nous élançons, crampons au pied, vers le lac Casterau, le pic du même nom sur notre droite et les pics du Paradis et de Bielle sur notre gauche ; le manteau neigeux nous révèle des mouvements nocturnes ; un izard gambade dans les sommets.

La pente est plus raide que la veille mais heureusement les sacs sont aussi moins lourds. La neige est plus dure. Malgré cela il arrive qu’elle cède sous nos crampons et on s’enfonce de 50 cm. Nous arrivons cependant rapidement au lac Casterau, laissant derrière nous la principale difficulté du parcours. La pause est l’occasion de boire un petit coup et entretenir la crème solaire sur les joues. Seuls au monde, c’est parti pour la dernière ascension du séjour vers le lac Bersau à plus de 2000m ; un col à franchir, lequel ? Un regard sur la carte et sur les sommets qui nous entourent ; une traversée où Francis nous demande de nous espacer ; la neige qui craque....le voilà, gelé, en contrebas. C’est parti pour la descente vers le refuge d’Ayous et la collation. C’est bon, personne ne veut de camembert ?

On chausse les raquettes pour la redescente. On profite du soleil et des derniers instants en altitude. Nous rejoignons progressivement la vallée, un peu à regret, mais chargés de souvenirs agréables. Après une fin de parcours forestière, nous sommes de retour au lac de Bious. Ne pas relâcher son attention surtout car la route est verglacée par endroits, serrer les dents car les pieds et les chevilles commencent à souffrir de cet enfermement et de ces nouveaux attirails. Puis la délivrance en même temps que l’envie de remettre ça très prochainement.

Dimanche 18h, madeleine et chocolat chaud, nous partageons une dernière collation à La Caverne avant de reprendre la route vers bordeaux.

Encore merci à Laurent et Francis de nous faire partager leur passion. Merci à Claire, Nicolas, Delphine et Olivier pour leur bonne humeur tout au long du we. A bientôt pour de nouvelles aventures.

Christophe et Romain.


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